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Masque barrière ou masque chirurgical ?

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Quel masque doit choisir un employeur pour protéger ses salariés ?

L’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et pour protéger la santé de ses salariés (L.4121-1 du Code du travail). Cela requiert notamment la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés, en veillant à leur adaptation, en fonction des changements de circonstances. L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher. Il s’agit donc d’une obligation de résultat, et à ce titre ; l’employeur est le garant de la politique de prévention des risques et de sa mise en œuvre.

 

L’AFNOR, a l’origine du guide d’exigences minimales encadrant les masques barrières, renvoie clairement les employeurs à leur responsabilité en indiquant sur son site : « Les entreprises devront évaluer au cas par cas si ces masques barrières sont adaptés aux risques encourus sur chaque type de poste de travail ».
Le masque chirurgical s’impose dès lors comme la seule et meilleure alternative pour assurer une protection efficace des salariés en complément des gestes barrières, les autres équipements de protection respiratoire (FFP2 et assimilés) devant, à la demande du gouvernement, être réservés aux soignants.

Les masques chirurgicaux : Une conformité et des performances prouvées

Les masques chirurgicaux permettent au porteur de ne pas contaminer son entourage. Ce sont des dispositifs médicaux de classe I qui relèvent de la Directive 93/42/CEE ou du Règlement (UE) 2017/745 et ils doivent notamment être conformes à la norme NF EN 14683+AC:2019.

 

En milieu de soins, sur la base des connaissances actuelles, le dernier avis de la Société Française d’Hygiène Hospitalière (date du 14 mars) recommande « de ne pas utiliser d’autres types d’écrans à la place des masques chirurgicaux (ex. masques en tissu, masques en papier, chiffons noués derrière la tête), du fait de données scientifiques concernant leur efficacité (étanchéité) très rares ».

Pourquoi YLEA a décidé de ne pas distribuer de masques barrières ?

L’AFNOR a proposé un guide d’exigences minimales pour la nouvelle catégorie de masques à usage non sanitaire dits « barrières », l’AFNOR SPEC S76-001 ; afin de diminuer le facteur de risque de transmission générale du Covid-19. Ce document ne constitue néanmoins pas une norme française.

 

Destiné à compléter les gestes barrières et les règles de distanciation sociale, le « masque barrière » doit être utilisé par des personnes saines ne présentant pas de symptôme clinique d’infection virale et n’étant pas en contact avec des personnes présentant de tels symptômes. Cette indication interroge quand on sait le rôle important des patients asymptomatiques dans la transmission du virus Covid-19.

 

Outre l’efficacité initiale moins élevée de ces masques barrières ( voir https://www.lne.fr/fr/on-en-parle/covid-19-masques-protection), le maintien des performances après plusieurs lavages pose question, et n'est pas sans risques. L'ANSM a fixé le cycle de traitement complet suivant afin de garantir une élimination des virus du type du SARS-CoV-2 mais également d'autres microorganismes potentiellement pathogènes:
• Lavage en machine avec produit lessiviel adapté au tissu avec au minimum un plateau de 30 minutes à 60°C.
• Un séchage mécanique.
• Un repassage à une température de 120/130°C.

 

Il est malheureusement probable que les particuliers n'aient pas facilement accès à l'ensemble des informations nécessaires, les constructeurs de machines à laver communiquant davantage sur la durée totale du cycle de lavage.

Le tableau suivant présente un résumé comparatif des principales caractéristiques de performances minimales des masques chirurgicaux de Type II conformes à la norme NF EN 14683+AC:2019 et des masques barrières conformes à l’AFNOR SPEC S76-001 :2020.

 

 

Note : Bien que les essais sur les masques barrières soient effectués avec un aérosol sans activité biologique, il est considéré que les résultats sont applicables au domaine de la filtration des aérosols biologiques car ceux-ci se comportent sur le plan physique de manière similaire aux aérosols d’essai.

 

AVERTISSEMENT : Le port du masque n’exonère absolument pas l’utilisateur de l’application des gestes barrières complétés par la mesure de distanciation sociale qui sont essentiels.