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le Vaccin Astrazeneca est-il efficace ?

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14/02/2021 – Mise à jour – Vaccins anti COVID

Après l’Afrique du Sud, c’est au tour de la France de subir les effets secondaires de la vaccination du produit fabriqué par les laboratoires d’AstraZeneca. Après St Lo, ces sont les hôpitaux de Brest et Morlaix qui ont suspendus l’injection de produit à leurs agents suite, là aussi, à des effets secondaires importants associant nausées, fatigues intenses et fortes fièvres. La présence de ce type de symptômes en post vaccination (après le vaccin) ne sont pas inconnus et mêmes conformes aux risques annoncés par le laboratoire et présents dans les évènements indésirables de nombreux autres vaccins. Mais la campagne de vaccination massive des agents sur une courte durée a provoqué un volume d’arrêt maladie pouvant mettre en difficulté le fonctionnement même des hôpitaux et la sécurité des patients.

Les établissements concernés confirment que ce n’est qu’une suspension temporaire qui sera relancé dès la réalisation d’une organisation et d’une planification moins risquée pour la sécurité sanitaire.

Il n’empêche que selon les derniers rapports d’experts de l’OMS, l’efficacité du vaccin resterait limitée (22% de protection) sur les formes modérées du variant Sud-Africain, d’autant qu’aucun résultat n’est actuellement disponible sur la forme grave.

A ce jour l’efficacité moyenne de ce vaccin en général n’est que de 70% contre le virus du COVID contre plus de 90% pour certains de ses concurrents.

10-02-2021 Informations sur le vaccin AstraZeneca

Fin janvier 2021, un 3ème vaccin, celui d'AstraZeneca, faisait son apparition sur le marché Européen. Le 02 février dernier les autorités sanitaires ont restreint l’administration de ce vaccin au moins de 65 ans. Ce vaccin est autorisé dans les pays de l’Union Européenne malgré une efficacité réduite évaluée par les experts à 60% (de réduction sur la gravité des effets du COVID-19) seulement. Ce vaccin bénéficie d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) conditionnelle. Celle-ci est liée aux études d’efficacité qui sont aujourd’hui toujours en cours. Les experts évaluent comme limité voir insuffisant le niveau de protection provoqué par l’injection du vaccin venu d’Angleterre.  Ce vaccin permettrait selon les experts de limiter la gravité de la maladie sans pour autant protéger contre la maladie. La Haute Autorité de Santé (HAS) devrait dans les semaines à venir préciser des éléments supplémentaires sur ce vaccin pour lequel de nombreuses inconnues persistent comme la durée de la protection et l’état de l’efficacité en présence des nouveaux variants. Ainsi l’Angleterre se veut rassurante mais évoque des doutes. Quant à l’Afrique du Sud, elle a suspendu l’administration de ce vaccin.

Type de vaccin : Vivant - vecteur viral non réplicatif à base d’Adénovirus contrairement aux 2 précédents qui étaient fabriqués à base d’ARN messager. Cela veut dire que le vecteur injecté est un virus qui a la faculté d’induire une réaction immunitaire chez l’hôte sans pour autant se reproduire dans les cellules hôtes intérieures. Un virus qui infecte sans rendre malade. Il ne produit que l’antigène du virus et non des particules virales. C’est un virus à organisme génétiquement modifié (OGM).

Fonctionnement : Le vaccin infecte les cellules et insère les gènes de l’antigène qui sont reproduits comme ceux de l’hôte à la surface des cellules. Dès que l’antigène extérieur comme le virus du COVID se présente sur la cellule, l’antigène de la cellule déclenche une réponse immunitaire. C’est la protéine S du virus qui est contrée par l’antigène induit par le virus.

Qui peut être vacciné ?

En priorité : Les moins de 65 ans même si dans les faits, les études ne sont pas poussées au-delà de 55 ans, les professionnels de santé et les acteurs médico-sociaux ; Ensuite les personnes âgées de 50 à 64 ans.

Limites de la vaccination : Personnes de plus de 55 ans, allaitement, femme enceinte.

Schéma vaccinal : 2 injections intra-musculaire. Injections séparées de 4 à 12 semaines.

Résultat attendu : Selon une étude Anglaise, la réduction du nombre des cas symptomatiques est évaluée à 60% ; mais les résultats ne sont pas encore suffisamment fiables.

Même si l’efficacité est encore limitée et pas suffisamment documentée, les autorités ont évalué le bénéfice supérieur aux risques. C’est la raison pour laquelle l’AMM sous condition a été délivrée.