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Le matériel de protection et d'hygiène.


Matériel de Protection Individuelle des soignants.


Grippe, gastro entérite, rhume, angine... sont des maladies courantes transmissibles, devenues banales. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Elles ne sont en rien banales. Elles sont dangereuses. Elles font chaque année de millions de victimes. Certaines maladies dites courantes restent des tueurs bien identifiés. Et elles tuent.


Le problème des virus et bactéries est "simple" (façon de parler) :


- Ils s'adaptent. Ils mutent. Ils évoluent.


- Le temps qu'on le découvre (incubation), la maladie est là et le porteur est malade.


- L'identification de l'agent bactérien ou viral peut prendre du temps.


- Le temps qu'on le diagnostique et que la médecine le prenne en charge, le virus ou la bactérie se sont transmis (contagion) à d'autres porteurs.


- La gravité de l'infection réside dans la résistance des bactéries et virus aux traitements.


C'est le problème de ces pathologies.


C'est ce qui pose problème dans la prise en charge et le traitement des patients atteints du VIH, de la grippe aviaire, de l'Ebola, du H5N1... Et plus récemment du Coronavirus.


Devant tout patient présentant des signes d'infections : Toux, fièvre, courbatures, céphalées associés (maux de tête), il est important de mettre en œuvre la seule prévention reconnue et recommandée à ce jour : La mise en place d'un isolement.


Celui-ci peut être soit isolement « Air », soit isolement « Contact », soit isolement « Gouttelette », soit combinant plusieurs isolements. Vous pourrez trouver plus de renseignements dans ce document du Ministère de la Santé sur l'isolement septique.


Il s'agit de mettre le patient au centre d'une bulle de protection. Cette bulle est utilisée autant devant un patient infecté que devant un patient fragilisé (SIDA, brulé, aplasie...).


Cet isolement en général doit être conceptualisé dans le cadre d'une stratégie de protection à double sens.


- Eviter toute contamination du patient envers le soignant (plus le cas des patients infectés).


- Eviter toute contamination du soignant envers le patient (plus le cas des patients fragiles).


Soit les 2.


Dans cette prise en charge, plusieurs éléments sont à respecter :


- Matériel à usage unique.


- Moyens dédiés.


- Identification de la sphère de protection : Signalétique propre.


Chaque établissement de santé ou non doivent évaluer le risque et mettre en place les moyens de protection nécessaires. Cela relève du Document unique.


Concernant les équipements, ce sont principalement les suivants :


gant


- Les gants à usage unique :


Pour tout savoir si les gants de soins, YLEA vous propose de consulter la page


Quels gants usage unique mettre et quels intérêts ?


- Les masques :


masque chir


Masque chirurgical : 


- Sert à l'isolement "gouttelettes".


- Plus pour le patient que pour les soignants.


- Prévient la contamination - Donneur.


- Dispose d'une couche imperméable.


- Dispositifs médicaux de classe I.


- Conforme à la norme CE EN14683 de septembre 2005.


- Filtration entre 95% et 98%


Utilisations soignants : Soins avec risques de projections / isolement "gouttelette".


Utilisations patients : Infection.


masque ffp2


Masque FFP2 :


- Appareil filtrant.


- Sert à tous les isolements.


- Prévient la contamination - Receveur.


- Plus pour les soignants.


- Répondent à plusieurs normes CE : EN132/133/136/140/143/149.


- Performance minimales exigées : 8% de fuite - 6% de pénétration contre 2% et 1% pour les masques FFP3.


Utilisations soignants : Patient infecté / Plan BIOTOX / Traitement du linge infecté.


Utilisations patients : Non concerné.


Quelque en soit le masque, sa mise en place doit respecter des recommandations :


- Aisance à le porter.


- Compatibilité avec d'autres EPI, lunette par exemple.


- Les brides ou élastiques doivent être bien maintenus. Si votre masque est équipé de brides, la bride supérieure doit être fixée au sommet de la tête. La bride inférieure doit passer sous les oreille et se fixer dans le cou. Les brides ne doivent pas être croisées.


- La barrette nasale doit épouser la forme du nez. Elle doit donner le départ de la forme des joues pour essayer d'être le plus étanche possible.


- Un masque doit couvrir le nez, la bouche et le menton.


- Si c'est un masque 3 plie ou plié, il est impératif de complément le déplier avant de se le poser.


- Il ne faut pas hésiter à assister ou se faire assister d'un tiers pour le mettre correctement.


- Changer de masque toutes les 3 heures ou si humide.


Qu'est ce qui peut gêner l'efficacité du masque :


- Cheveux non attachés.


- Barbe ou pilosité.


Pour vérifier si le masque est bien étanche :


- Couvrez le masque avec les 2 mains.


- Inspirez et soufflez.


- Si vous constatez une fuite d'air, votre masque n'est pas étanche. Il n'est pas adapté.


Attention les masques protègent contre les particules et non contre les gaz !




- Les sur-blouses :


Les blouses de soins ou visiteurs sont utilisées pour protéger les soignants ou les visiteurs de tout risque de contamination.


Ces blouses dites sur-blouses sont prévues pour être mis en place par-dessus les vêtements de la personne. Elles doivent être fermées et complétées par d'autres EPI selon les risques.


La mise en place se fait à l'extérieure de la zone d'isolement. Elle s'enfile par l'avant et le mise en place n'a rien de difficile.


Le retrait au contraire est plus technique. Il se fait dans un sas de déshabillage, ganté et même éventuellement masqué :


- Après avoir ouvert votre blouse sans toucher les vêtements en dessous, prenez d'une main la partie de la blouse située sur l'épaule opposée et sortez le bras. Puis de la même façon prenez avec la main libre l'autre épaule pour sortir le 2ème bras.


- La blouse doit toujours être maintenue dans l'une des 2 mains voir les 2 si vous avez à croiser. La blouse ne doit pas tomber au sol. Lorsque les 2 bras sont libres, ramenez la blouse sur le ventre sans le toucher. Enroulez votre blouse avec ses manches en descendant vers le bas du vêtement.


- Une fois la blouse en boule aux creux de vos mains, éliminez-là selon le circuit décidé.


- Retirez vos gants de la manière apprise puis votre masque.




-Les sur-chaussures :


Les chaussures sont sources de transport de germes. A moins d'être tenu de disposer d'une paire propre au service.


Aujourd'hui elles sont surtout mis à disposition des visiteurs. Ou dans des environnements très sensibles et devant des patients fragilisés.


Chaque EPI doit être mise pour réaliser une action de soins ou de prise en charge identifiée et enlevé à l'issue. Un EPI doit être utilisée pour un patient unique voir un usage unique. Le changement d'EPI doit respecter les recommandations fabricants.


Ces précautions ne peuvent être valables que si 4 conditions sont réunies :


- Un protocole de prise en charge pré hospitalier et hospitalier a été mis en place avec un circuit clair et identifié pour le patient et son environnement. Comme pour les soignants


- L'ensemble des acteurs doit être informé, et formé à la mise en œuvre des techniques de prise en charge.


- La traçabilité doit accompagner toutes les étapes du circuit patient.


- Les EPI doivent être accompagnés d'une décontamination / désinfection très rigoureuse.


Pour protéger les patients de nos soignants et nos soignants de leurs patients, YLEA vous propose le kit de protection ULTRA Complet ! 


Les recommandations sur les masques de protection sont sur le document du CCLIN.


James IACINO


Infirmier conseil


 


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